vendredi 29 avril 2016

À la Médiathèque on crée avec les ressources numériques

Le numérique a métamorphosé la façon de créer, chacun avec un ordinateur ou une tablette, et une bonne connaissance des outils adaptés, peut réaliser ses mini-jeux ou ses mini-films.



  • La venue d’Anarcute au « Club Gamers »


Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, le « Club Gamers » est un petit comité d’une quinzaine de jeunes âgés de 12 à 14 ans qui se réunissent tous les deux mois, en compagnie de deux ou trois bibliothécaires, pour discuter de leur pratique vidéo-ludiques et faire des présentations critiques de jeux vidéo (qu'ils ont aimés ou pas).

L’an dernier nous avions fait intervenir un journaliste professionnel spécialisé dans le jeu vidéo ce qui a permis aux jeunes d’améliorer la construction de leurs critiques et de découvrir une partie des coulisses du monde du jeu vidéo et de son industrie.

Cette année nous avons voulu aborder l’angle de la création en leur faisant rencontrer un étudiant en dernière année à Supinfo Valenciennes, une école qui prépare aux différents métiers du graphisme, de l’animation et du jeu vidéo.

David Rabineau est donc venu leur présenter son parcours, les différents métiers qui se cachent derrière la création d’un jeu et leur montrer celui qu’il a créé avec sa petite équipe de cinq personnes : Anarcute, un jeu d'action explosif et mignon.




Quitte à tout casser David a aussi détruit un mythe, que dis-je un rêve, celui que tous les gamers de 12-13 ans ont eu un jour : devenir testeur de jeu professionnel ! Car si beaucoup imagine ce métier comme étant le plus cool de tous les temps c’est en fait une tâche très ingrate qui dégoûte du jeu bon nombre de testeur. Donc pour clarifier les choses une fois pour toutes : être testeur de jeu vidéo ce n’est pas récupérer un jeu gratuitement pour savoir si le jeu est bien ou non. En réalité c’est devenir un chasseur de bug, c’est passer 100 heures sur un seul niveau à essayer de passer à travers un mur pour être sûr qu’il n’y a pas d’incohérence, c’est dénicher le petit pixel qui empêche le joueur d’avancer comme si un obstacle invisible se dressait devant lui... mais c’est aussi un bon moyen pour entrer dans le monde professionnel du jeu vidéo.
Donc si finalement vous ne voulez pas devenir testeur pourquoi ne seriez-vous pas développeur ? Pour cela il vous faut apprendre la programmation informatique et ça tombe bien car depuis deux ans la Médiathèque propose aux enfants de plus de 10 ans des ateliers code !

  • Les ateliers code


Lors du dernier atelier, ayant eu lieu le 6 avril, quatre jeunes ont même pu créer un petit jeu pour téléphone.

Cet atelier s’appuyait sur les ressources du site code.org qui vise à permettre aux jeunes de découvrir l’informatique sur un mode ludique. Après avoir acquis des notions de base indispensables pour créer un jeu dans un langage javascript simplifié (notion d’événement, de récurrence, calcul d’un score…), les enfants ont pu s’essayer à créer leur propre jeu. Retrouvez ici la création de Yacine et testez-là sur votre ordinateur ou votre smartphone. Voici la règle du jeu : « Attrape Penny sans te faire toucher par un autre personnage. Si ton score arrive à 10 tu as gagné ! »

Si vous aussi vous avez envie de vous initier à la programmation, inscrivez-vous au prochain atelier qui se déroulera le 15 juin prochain (inscriptions ouvertes à partir du 15 mai).

  • L'atelier vidéo numérique


Enfin, les enfants ont pu également s’initier à l’animation vidéo grâce à des applications de Stop Motion et de montage vidéo sur tablettes. Nous vous avions présentés cet atelier et ces ressources dans un précédent article, découvrez dès à présent les productions de nos jeunes vidéastes !

Les vidéos de Kaélig sont inspirées des films d’art martiaux avec une touche d’humour et de fantastique :




Alban a beaucoup travaillé sur le montage en rajoutant des commentaires et des bruitages dans sa course d’automobiles et de tacots :




Tuan quant à lui vous propose une course de kart déjantée mais aussi un thriller au fond des océans :





Enfin Anaïs a soigné le décor et l'atmosphère de ses vidéos sur le monde animal :






On ne peut que louer l'imagination des participants de ces ateliers et les remercier pour leurs créations et leur enthousiasme. À bientôt pour de nouvelles aventures numériques !


Ambre, bibliothécaire

dimanche 24 avril 2016

Mardi cinéma "Humour"

Pour ce troisième « Mardi cinéma », proposé le 19 avril à la Médiathèque, nous avons choisi de nous pencher sur l’humour au cinéma. A travers une vingtaine d’extraits nous avons cherché à présenter un panel représentatif des films européens, américains et russes des années 1900 aux années 1980. Vaste et délicat sujet que l’humour qui recouvre plusieurs états et fonctions : on peut rire jaune face à une satire et à gorge déployée devant des gags visuels, sourire à l’écoute de dialogues ciselés… Si l'humour au cinéma peut chercher uniquement à divertir on y recourt également pour transmettre un message. Dans tous les cas les films d'humour nous disent toujours quelque chose de la société dans laquelle ils ont été réalisés et s’ancrent pleinement dans une tradition ou un héritage artistique.


  •  Les débuts du cinéma comique et le burlesque



Dès ses origines le cinéma, attraction de foire, a mis en scène des personnages ou des situations comiques. Ainsi, en 1895 les frères Lumière tournent le court métrage L'Arroseur arrosé considéré comme le premier film burlesque de l'histoire du cinéma. Des cinéastes ont tout de suite perçu le potentiel comique de ce nouveau medium qui permet de développer des illusions visuelles jusqu’alors impossible. C’est le cas du prestidigitateur et réalisateur français Georges Méliès qui compte parmi les pionniers des trucages du cinéma. Dans son court-métrage Le déshabillage impossible le cinéaste utilise la technique de l’ « arrêt de caméra » qui permet de modifier comme par miracle un objet ou un personnage, de le faire apparaître ou disparaître. Comment ? Lors du tournage il suffit d’arrêter la caméra, de changer la position des objets ou des acteurs, puis de reprend la prise de vues. Lors du montage les pellicules sont raccordées après développement pour donner l’illusion d’une action continue…




Dix ans plus tard un acteur et réalisateur français (ayant également tourné aux Etats-Unis) s’impose pendant vingt ans comme le premier grand maître du cinéma comique français. Max Linder crée en 1910 le personnage de « Max », jeune dandy porté sur le beau sexe et toujours mêlé à des aventures loufoques dont il se tire avec brio. Le physique de Max est très reconnaissable : costumes élégants, avec chapeau haut-de-forme ou melon, et petite moustache. Tous les grands comiques de l'écran doivent quelque chose à Linder dont le jeu et les inventions ont notamment influencé la création du personnage de Charlot. Chaplin l’appela  le « professeur ».




Avec l'entrée en guerre des pays européens, le centre de gravité du cinéma se déplaça (définitivement) de Paris à Hollywood où le film burlesque connut sa grande époque au temps du muet (de 1912 à 1929). Souvent comparé à l'art de la pantomime, le burlesque des origines se caractérise par une avalanche de gags très physiques. On y voit des chutes, des poursuites, des cascades, des tartes à la crème en pleine figure, des coups de pied dans les fesses... le tout filmé dans un rythme effréné. Ces films s’adressant au public modeste des classes laborieuses avaient une forte valeur transgressive : les tabous étaient allègrement bafoués, les valeurs sociales et leurs représentants (notables, forces de l’ordre) ridiculisés. Mais cette célébration de la destruction et du chaos n’était pas réellement subversive : elle ne présentait aucun danger pour l’ordre établi mais offrait au contraire une fonction compensatrice et cathartique. Mack Sennett est le roi du genre « Slapstick », ce burlesque emplie de violence physique outrée, réalisateur et acteur prolifique il a fondé son comique sur la cascade et les situations invraisemblables. Véritable découvreur des talents (il fit tourner le premier Charlie Chaplin), il eut un rival de taille en la personne de Hal Roach, qui lança Harold Lloyd et créa le tandem Laurel & Hardy.




Deux autres artistes ont marqué de leur empreinte le cinéma muet par un burlesque encore plus abouti et des gags réalisés avec une précision d’horloger (on parle d’ailleurs d’une « tradition mécanicienne ») : Buster Keaton et Harold Lloyd. Le premier, resté célèbre pour son flegme, fut entre autres surnommé « l'homme qui ne rit jamais » par contraste avec Charlie Chaplin, autre maître burlesque. Les personnages de Keaton, se caractérisent par leur entêtement et leur désir d'aller obstinément de l'avant. Dans ces films millimétrés, le mouvement est sans cesse ralenti par un événement imprévu contre lequel le personnage lutte pour tenter de rétablir la situation. Keaton est un mathématicien du gag, ceux-ci sont écrits, étudiés, travaillés et réfléchis pour aboutir à des films d’une grande fluidité. La venue du parlant fut pourtant fatale à ce réalisateur de référence, comme ce fut le cas pour la plupart des grands comiques du muet.




Harold Lloyd est un autre acteur phare des films muets comiques. L’une de ses scènes les plus connues est celle où il se retrouve suspendu aux aiguilles d’une horloge dans le vide. Les comédiens burlesques n’avaient pas froid aux yeux et effectuaient leurs cascades (presque) sans filets : pour cette scène l’acteur évoluait à quatre mètre du sol avec seulement un matelas pour amortir une éventuelle chute ! A l’époque les salles entières hurlaient de frayeur et aujourd’hui encore nous percevons la dangerosité de ce tournage vertigineux…





  • Les années 1930


Plus outranciers et plus destructeurs encore, les comiques américains les Marx Brothers ont marqué l’histoire du cinéma par leur comique gesticulatoire, leur sens aigu de l’absurde, leur anticonformisme et leurs dialogues cinglants ou ironiques. Durant notre séance nous avons projeté un extrait de La soupe au canard (1933), un des plus délirants de leurs quinze films dont l'intrigue complexe sert principalement de prétexte pour laisser court à l’humour ravageur, déjanté et surréaliste des Marx !




Retour en France pour aborder deux films marquants du cinéma français d’avant-guerre : Le roman d'un tricheur (1936) de Sacha Guitry et Drôle de drame (1937) de Marcel Carné. Ces deux œuvres se distinguent par la qualité de leurs dialogues et de leurs répliques tel que le « Bizarre, bizarre », écrit par Prévert et prononcé par Louis Jouvet face à un Michel Simon en botaniste chevrotant s’employant à justifier l’absence de sa femme.




Guitry quant à lui choisit de porter à l’écran son roman (retraçant la vie d’un tricheur qui en jouant honnêtement perdit tout ce qu'il avait gagné en trichant) en se servant du texte écrit à la première personne pour commenter les images venant soutenir ses mots. Longtemps méprisé par les puristes du septième art, qui ne voyaient en lui qu’un auteur de théâtre de boulevard, Guitry bénéficia d’une reconnaissance posthume pour ses comédies notamment.




Petit crochet par le cinéma burlesque soviétique et le film Le bonheur d’Alexandre Medvedkine (1935). Ce dernier, ancien cavalier de l’armée rouge, défendait une vision très engagée du cinéma : il participa à l’aventure des ciné-trains, véritables studios ambulants invitant le peuple à participer à la création cinématographique pour soutenir sa réflexion politique. En parcourant les campagnes russes, les témoignages et la vie des paysans lui ont inspiré cette satire de la cupidité de l’homme.




Autre exemple d’un film d’humour à forte dimension politique tourné dans une décennie tourmentée : Le dictateur de Charlie Chaplin. Le caractère a priori léger du genre comique facilite ici l’évocation de sujets aussi graves que le fascisme et permit au réalisateur britannique de diffuser largement son message humaniste. Chaplin déploie habituellement un burlesque mêlé de mélodrame dans lesquels il  ne cesse de condamner l’injustice de la société américaine, la pauvreté et la violence sociale. Ici son optique est différente : poussé par la montée en puissance des nationalismes en Europe, Chaplin cherche à donner à voir un monde déréglé. Le Dictateur marque une double rupture dans sa filmographie : il abandonne pour la première fois son personnage de Charlot (pour incarner à la fois un barbier juif et le dictateur Hynkel) et il réalise là également son premier film véritablement parlant afin de transmettre plus clairement son message politique. Si ce film conserve 75 ans après sa réalisation toute sa puissance c’est parce que Chaplin a visé juste et se déchaîne dans des gags remarquables dont la perfection comique n'efface pourtant jamais la terreur diffuse…




  • Les années 1940-1950


Comment parler d’humour sans parler de l’Angleterre ? La production du studio londonien d’Ealing, qui  a connu l’essentiel de son succès entre 1949 et 1955, a produit en rafales des comédies loufoques qui ont contribué à associer systématiquement les termes «britannique» et «excentrique» !  Cette production a donné ses lettres de noblesse à la comédie britannique. Dans le film que nous avions choisi Noblesse oblige de Robert Hamer, l’acteur vedette du studio Alec Guinness fait une nouvelle fois une démonstration de son talent en incarnant pas moins de 8 rôles différents. Hamer signe ici un sommet de l'humour noir et une charge contre l’aristocratie anglaise. Il met en scène une cynique revanche sociale (traitée sur le mode pince-sans-rire) avec un tueur multi-récidiviste s’employant à assassiner méthodiquement chaque membre de sa famille maternelle, le considérant comme un bâtard, pour hériter du titre de duc.




Autre exemple de comédie sophistiquée avec The Shop around the Corner du réalisateur américain, d’origine allemande, Ernst Lubistch. Dans le Budapest des années 1930, Klara Novak et Alfred Kralik travaillent dans la même boutique et se supportent comme ils le peuvent. Aspirant à un idéal, chacun pense avoir trouvé l’amour auprès de son correspondant anonyme avant d’apprendre qu’en réalité ils correspondent entre eux ! Vont naître des quiproquos et des échanges savoureux. Ici les gags subtils se teignent d’un humour délicieusement mélancolique et sensible. A partir d’une pièce hongroise, le réalisateur orchestre ici les malentendus amoureux avec ses personnages sensibles, parfois désespérés mais parvenant toujours à rire au final de leur situation ! Le réalisateurs traite avec élégance la complexité de la question de l’amour au travail à travers des dialogues ciselés et évocateurs. Dans The Shop around the Corner la fameuse Lubitsch touches (ces allusions narquoises portant brièvement l’attention du spectateur sur un détail révélateur de la personnalité ou de l’état d’esprit d’un personnage) se fait plus discrète, mais l’humour de l’écriture théâtrale est servie par l’efficacité proprement filmique de la mise en scène, du cadrage et du montage.





  • Les comédies cultes des années 1950 et 1960


La projection d’un extrait de Mon oncle nous a ensuite plongés dans le burlesque poétique du français Jacques Tati. Dans son troisième long-métrage, nous retrouvons son personnage candide, maladroit et frondeur de M. Hulot confronté ici à un monde au modernisme ravageur et hostile. Mon oncle marqua le début des difficultés de Tati. Cette chronique de la vie moderne subtile, pleine de gags sonores et de plaisanteries visuelles, a été boudée à sa sortie par des critiques reprochant au film d'être réactionnaire. Pourtant sur le ton de l'humour poétique, Tati s'en prenait en réalité à l’aseptisation du monde et à la déshumanisation liée à la société de consommation. Face à sa sœur, bourgeoise esclave du paraître, et son beau-frère  Hulot fait bande à part, il refuse la technique absurde et le culte de l'objet-roi. Il glorifie au contraire l’esprit  blagueur des enfants, l'innocence et la rébellion contre les codes imposés.




Autre comédie culte, mais américaine cette fois, avec Certains l’aiment chaud de Billy Wilder devenu un classique hollywoodien illustrant bien l’efficacité d’une des recettes miracles d’Hollywood. Wilder fit en effet baigner son film dans une certaine tension sexuelle (le titre promet certes un rythme effréné mais il est aussi connoté sexuellement) mais sans tomber jamais dans la vulgarité, il ajouta une petite pointe de danger et traita l’ensemble sur le ton de la comédie. Si dans cette histoire de musiciens travestis pour échapper à un gang de gangster les quiproquos s’enchaînent brillamment, le film doit beaucoup à son trio d’acteurs : Marilyn Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon. Tous y sont remarquables mais c’est ce dernier qui crève l’écran véritablement dans son rôle de Daphné et en amoureux contrarié de Sugar !






Du trio nous sommes passés aux duos qui ont marqué l’histoire du cinéma comique français. Premier duo savoureux : Georges Lautner à la réalisation et Michel Audiard aux dialogues qui ont signé avec leurs Tontons flingueurs  une œuvre mythique reprenant à l'excès et avec dérision les codes du film de gangsters. Brillant artisan de la langue française Audiard écrivit des dialogues d'une efficacité redoutable, portés par les brillants Lino Ventura et Bernard Blier, entrés dans la culture populaire ! La preuve en images avec la scène culte de la cuisine autour d’un breuvage qui est « faut le reconnaître plutôt une boisson d’homme » :




Autre duo incontournable des années 1960 : le tandem Bourvil/De Funès comptant encore parmi les plus bankable du cinéma français : il s’agit évidemment du tandem Bourvil/De Funès que nous avons retrouvé dans la scène mythique de l’accident de voiture ouvrant Le corniaud de Gérard Oury. Ce film, inspiré très librement d’une affaire de trafic d’héroïne liée à la French Connection, réunit pour la troisième fois les deux acteurs et fit un carton au box-office en 1965 avec ses douze millions de spectateurs. Pour l’anecdote : 250 boulons électriques avaient été placés sur la 2CV de Bourvil afin que celle-ci se disloque au moment de l'impact. Le tournage fut un gros moment d’angoisse pour le réalisateur car il aurait fallu attendre près d’un mois pour rejouer cette scène. La phrase culte de Bourvil (« Bah maintenant elle va marcher beaucoup moins bien, forcément ! ») ne figure d’ailleurs pas dans le scénario ! L’acteur l’a improvisé au moment du tournage et a fait mouche : Louis de Funès pour étouffer un fou rire baisse rapidement la tête…



Nous avons également abordé la satire avec Dino Risi et son film à sketches Les monstres. En 1963, le réalisateur italien y met en scène les excellents acteurs Ugo Tognazzi et Vittorio Gassman à travers dix-neuf saynètes fustigeant l'hypocrisie, la sournoiserie et tous les petits travers du genre humain. Ce film constitue aujourd’hui encore sans aucun doute une des plus belles satires de la société italienne. Rien n’échappe ici à l’œil lucide et démystificateur de Dino Risi dont l’utilisation fréquente du zoom apparaît comme une signature, indiquant la présence de cet œil traquant la réalité sous le jeu des apparences, perçant le mensonge dans les détails. La politique, la religion, le cinéma, le foot, l’éducation, tout y passe et subit son ironie dévastatrice !





  • La parodie et l’absurde des années 1970-1980


Pour la dernière partie de notre conférence consacrée à l’humour nous avons choisi d’évoquer deux films parodiques occupant une place à part dans la filmographie de leur réalisateur : Le bal des vampires de Roman Polanski et Woody et les robots de Woody Allen. Le film parodique est un genre qui exige une connivence entre le réalisateur et le spectateur : il suppose la connaissance commune de l’œuvre tournée en dérision qui va être détournée sur un mode du burlesque outrant ses caractéristiques. Certains réalisateurs comme Mel Brook (Frankenstein Jr…) deviendront des spécialistes de cet exercice ! Le paradoxe est que ce type de détournement est en réalité un acte d’amour à l’égard de l’œuvre torturée qui finit grandit de l’épreuve de la parodie. Aussi quand Polanski joue avec les codes du film de vampire (pour mêler avec brio le comique et l’horrifique) et Allen avec ceux des films de science-fiction en les revisitant dans un enchainement de gags burlesques dévastateurs, cela donne envie de se replonger dans les classiques !






Plus inattendu peut-être, nous avons choisi d’aborder le comique lié absurde à travers un extrait du Fantôme de la liberté de Luis Buñuel qui mit l’humour au service de la révolte dans cette comédie de mœurs corrosive teintée de surréalisme. Repoussant les limites du raisonnable, le réalisateur espagnol enchaîne ici des séquences sans respecter la logique narrative. Chaque situation de ce film semble déterminée par le hasard des rencontres. Le spectateur se retrouve alors plongé dans un univers sans détermination logique, cette surréalité fait côtoyer l'explicable et l'inexplicable qui ne s’opposent plus et font naître des situations burlesques.




Enfin, notre parcours cinématographique s’est terminé dans l’absurde débridé et provocateur des Monty Python ! Ce groupe de comiques, britanniques devenus célèbres grâce à leurs sketchs télévisés, s’inscrivit dans une tradition parodique du burlesque. Que ce soit dans leurs longs métrages Sacré Graal ou La vie de Bryan ils se sont distingués par leur utilisation du non-sens pour dynamiter avec allégresse les grands sujets bibliques et arthuriens. Leur esprit corrosif s’est également attaqué aux grandes institutions telles que l’armée dans leur film Le sens de la vie :




Pour consulter tous les films présentés disponibles à la Médiathèque, cliquez ici. Les « Mardis cinéma » feront leur retour à la rentrée 2016, nous espérons vous y retrouver nombreux !


Quentin, bibliothécaire

jeudi 14 avril 2016

Geoffroy de Pennart, un auteur très attendu !

Vendredi 8 avril, Geoffroy de Pennart nous a fait l'honneur de venir à la Médiathèque (selon Geoffroy, l'une des plus belles et des plus modernes qu'il lui ai été donné de visiter jusqu'à présent).

Ce fut en effet un grand privilège de le recevoir car, comme il l'explique sur son site, il ne se déplace que très rarement sur la région parisienne. Nous lui avons donc réservé le meilleur accueil (parce que les bibliothécaires de Suresnes savent recevoir), en portant des t-shirts à l'effigie de ses personnages.



Il fut également très bien accueilli par le public, en particulier les enfants, qui ont tous été ravis de "rencontrer le monsieur qui écrit les supers histoires pour de vrai !".

Alors, pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'être présents, je vous propose un petit aperçu du programme de sa journée parmi nous :

A 8h55 précises, Geoffroy nous attendait à la gare de Suresnes-Mont-Valérien. Oui Geoffroy de Pennart est très ponctuel.

A 9h donc, nous lui avons présenté la Médiathèque et le programme des festivités autour d'un café et de délicieux croissants. Si Igor avait été là, il nous aurait fait remarquer que cela ne valait pas les bonnes galettes de Chapeau Rond Rouge mais que voulez-vous, on fait avec les moyens du bord.

A 10h, il recevait les deux classes gagnantes de la "Ronde des livres" que nous avions organisée pour les Grandes sections de maternelle et de CP. Souvenez-vous, nous l'avions évoqué dans un précédent article. Félicitations aux enfants de la grande section de Dunant et aux CPA de l'école Mouloudji qui, en remportant le défi de la Ronde des livres, ont pu profiter de la présence de l'auteur pour lui poser plein de questions.


Ce que les enfants ont adoré par dessus tout, c'est de le voir dessiner. Assister en direct à la transformation d'une simple page blanche en un loup distingué a vraiment quelque chose de magique !


Chaque classe a pu repartir avec un dessin original à encadrer et une dédicace dans le livre de la classe. De beaux souvenirs pour une journée exceptionnelle. Un goûter avec gâteaux, bonbons et jus de fruits leur a aussi été offert en ce jour de fête.

 

Mais les enfants ne sont pas les seuls à avoir été gâtés : l'auteur aussi a eu des petits cadeaux... La classe de CP a confectionné les beignets identiques à ceux qui ont valu à Gaspard, le petit chevreau, de se faire enfermer dans le garde-manger. Comment cela, vous ne connaissez pas cette histoire


Pour le déjeuner, les bibliothécaires ont invité Geoffroy à la crêperie. Nous savions que, comme Igor, il ne résisterait pas à une bonne galette... à l'escampette de préférence !

A 14h, ce sont les gagnants du "Rallye lecture" qui ont été reçus avec les honneurs. Un grand bravo aux CE1B du Parc et aux CE2A de Mouloudji qui ont remporté ce défi ! Eux aussi sont venus avec des questions, des petits cadeaux et sont repartis avec un dessin original réalisé de la main de l'auteur sous leurs yeux.

 

Enfin, de 16h à 19h, l'auteur attendait de pied ferme tous les petits loups sentimentaux, les petites princesses Marie et les courageux chevaliers Jules, venus affronter l'attente. Ils ont fait preuve d'une grande patience pour obtenir une jolie dédicace personnalisée.



Pour l'occasion, les librairies Lu&cie et le Point de Côté étaient présents afin proposer à la vente et faire découvrir tous les titres de l'auteur... Et c'est qu'il en a écrit pas mal : 25 titres en 25 ans exactement dont certains sont peu connus et pourtant chers au cœur de l'auteur. C'est le cas par exemple de Jean Toutou, un des personnages préférés de Geoffroy qui ne tardera d'ailleurs pas à revenir sur le devant de la scène très prochainement... mais chut, je ne vous ai rien dit.


À 18h, a eu lieu le tirage au sort de cinq gagnants parmi les participants au jeu "Conte en randonnée dans la ville". Cette chasse au trésor avait pour but de retrouver dix personnages échappés des livres de Geoffroy de Pennart qui s'étaient cachés dans dix établissements culturels de la ville, emportant avec eux une lettre. Les dix lettres mises bout à bout permettaient de déchiffrer le code secret : "Vezmô, la sorcière". 279 enfants ont participé à cette chasse aux personnages et 128 bulletins ont été déposés dans notre urne entre le 20 février et le 2 avril . L'auteur en a pioché cinq et les heureux élus (dont Edouard que nous voyons ici en photo) ont reçu un livre dédicacé, offert par la Médiathèque.


Cette journée bien remplie et riche en émotions pour petits et grands, a été éprouvante pour l'auteur qui ne nous en a pas tenu rigueur puisqu'il nous a offert ce joli combat entre deux de ses chevreaux favoris. 



Ravi d'avoir pu rencontrer son public suresnois, Geoffroy vous remercie tous chaleureusement de votre présence en ce vendredi 8 avril qui restera... mémorable ! 

Pour la petite anecdote, sachez que lorsqu'il a vu notre panneau "File d'attente" posté devant la rampe d'accès, Geoffroy de Pennart nous a dit: "Ah bon ? Vous croyez vraiment qu'on aura besoin d'une file d'attente ?". Il fut donc le premier surpris lorsqu'il s'est rendu compte que vous étiez 400 au rendez-vous cet après-midi là ! "C'est ma fille qui ne va pas me croire" ajouta-t-il. C'est vrai qu'à 14 ans, on a du mal à imaginer que son père puisse rencontrer un tel succès... une vraie Rock Star!

vendredi 8 avril 2016

Sur le plateau du film "Dans la forêt de Geoffroy de Pennart"

Les bibliothécaires se sont lancés dans le cinéma d'animation et vous livrent leur secret de fabrication.



  • Le préparatifs du tournage


Avant de se lancer dans cette aventure il faut tout d'abord avoir une idée amusante, une petite histoire drôle ou un scénario qu'on a envie de mettre en scène.

Pour cela vous pouvez par exemple vous inspirez d'un livre, d'un personnage ou d'un auteur. C'est ce qu'on fait les bibliothécaires dans cette exemple en mettant en scène les personnages de Geoffroy de Pennart dans des situations drôles ou loufoques.

Une fois que le scénario de votre film est établi place au casting. Il vous faut trouver les meilleurs acteurs pour incarner vos personnages. Vous pouvez alors choisir des figurines, des jouets, des fèves, des illustrations et si personne ne fait l'affaire vous pouvez tout aussi bien dessiner l'acteur ou l'actrice parfait.

Enfin que ferait un réalisateur sans sa caméra. Ici le matériel est léger et facilement manipulable puisqu’il s'agit de tablettes numériques. Il suffit simplement d'y télécharger deux ou trois applications comme:
  • Lego movie maker : une application gratuite, facile à prendre en main, même si les instructions sont en anglais, qui permet de réaliser de petit film d'animation en Stop Motion, c'est-à-dire image par image. 
  • Stop Motion studio : une autre application de stop motion, moins facile à prendre en main mais traduite en français et permettant de réaliser de jolies vidéos. 
  • iMovie : une application de montage qui vous permettra de réaliser des bandes-annonces thématiques, d'intégrer vos photos ou d'autres vidéos à vos réalisations et de monter le projet final.

  • Attention ça tourne !


Une fois que votre scénario, votre script, vos acteurs et votre matériel sont prêts, l'heure du tournage arrive. En bon réalisateur vous serez assister par un ou deux collègues créatifs et capable de diriger les acteurs à vos côtés.

La concentration est de mise sur le tournage, il faudra capturer chaque mouvement des personnages, faire attention à ce que la lumière soit constante et éviter les faux raccords. En effet puisque nous tournons image par image le mouvement doit être cohérent, fluide, afin d'être réaliste.

N'hésitez pas à recommencer une prise plusieurs fois tout en restant dans le même champ que la prise précédente. Attention aussi à ne pas (trop) laisser apparaître le matériel (ou de morceau de réalisateur) dans le champ au risque de choquer le spectateur qui doit croire en la magie du cinéma.

Une fois que toutes les scènes sont dans la tablette n'oubliez pas de sauvegarder votre travail. Un réalisateur tête en l'air ou négligeant est un réalisateur inconnu.

  • Le montage


Vous avez maintenant tous les rushs (prises) nécessaires pour monter votre film. Il s'agit d'une partie importante de la réalisation, les images vont devenir un film, qui devra être fidèle à votre projet de départ.

Vous pouvez alors déplacer des scènes pour que l'histoire soit plus cohérente, intégrer une musique qui retranscrira l'atmosphère ou l'émotion que vous voulez susciter.

  • La promotion


Si vous êtes content de votre travail et que vous souhaitez le faire connaître n'hésitez pas à en faire la promotion en réalisant une bande annonce.

A titre d'exemple voici notre réalisation pour la venue de Geoffroy de Pennart :






Si vos enfants ont envie de s'initier au stop motion avec les réalisatrices de cette bande-annonce un atelier vidéo aura lieu le samedi 9 avril de 13h à 16h à la Médiathèque pour les plus de 8 ans. Inscriptions sur notre billetterie en ligne.

mardi 5 avril 2016

Vu sur le net - Avril 2016


L’air du printemps est porteur de vitalité et d’envie d’agir. Ce "Vu sur le net" vous propose de vous essayer au métier de journaliste, de trouver une solution au manque de ressources en eau ou encore de vous pencher sur la question de la discrimination raciale. Sans oublier le coin des geeks et un jeu pour les plus cérébraux !

  • Au secours des Nawaks


La planète Nawak n’a bientôt plus d’eau ! Nouk le fils du grand roi Nawak te demande du secours. Attention sur cette planète ils font vraiment n’importe quoi, tu risques donc d’avoir des surprises!



  • Sarah Yaga, la sorcière de l'eau


Découvrez ce conte moderne pour comprendre les enjeux et techniques du traitement de l'eau :




  • Immersion dans le monde du journalisme


Avec A la une incarnez un(e) stagiaire dans un journal ; vous pourrez alors découvrir les dessous de l’info au fil de missions qui vous sont confiées.
 


  • Tous unis contre la haine


Le site d’information #tousuniscontrelahaine a été créé le 21 mars à l’occasion de la journée contre la discrimination raciale :


http://www.gouvernement.fr/tous-unis-contre-la-haine


Pour approfondir sur cette thématique, vous pouvez visionner l'émission C'est pas sorcier qui avait pour invité l'ex-footballer Lilian Thuram :


http://www.lespritsorcier.org/emissions-semaine/lilian-thuram/ 


D'un niveau un peu plus poussé, cet épisode de Dirty Biologie dans lequel le biologiste Léo Grasset (auteur du livre Pourquoi la girafe a-t-elle un si long cou ? revient sur la question des races dans l'humanité :



  • Avez vous l’esprit sorcier ?


L’émission C’est pas sorcier s’est propulsée sur internet avec le site L’esprit sorcier. On y retrouve les émissions en vidéo avec Fred et Jamy mais également de nombreux dossiers et des espaces de discussions. Un site à ne pas manquer si vous êtes passionnés par les sciences !


http://www.lespritsorcier.org/

    • Le coin des geeks

       

      L'informatique de A à Z est un abécédaire réalisé par l’INRIA pour découvrir les notions fondamentales de l'informatique :

      https://pixees.fr/?p=7635


      Finissons sur un touche ludique avec Dynamo : un jeu de physique et de réflexion. Il s'agit de trouver l’agencement pour faire tomber la balle dans le panier !


      https://dynamo.tools/playgame?level=553112c1af03422c6e00003a


      A bientôt pour un nouveau "Vu sur le Net" !

      samedi 2 avril 2016

      Retour sur... Mardi de l'histoire de l'art " Musique et peinture "

      Comment représenter un son en peinture ? Telle était la gageure du conférencier Frédéric Dronne pour ce mardi de l’histoire de l’art consacré à la musique en peinture.

      Voici quelques œuvres que vous pourrez retrouver au Louvre, au Centre Georges Pompidou, au Musée d’art moderne de la ville de Paris, à l’Opéra Garnier et bien entendu dans les collections de la Médiathèque dédiées aux beaux-arts !

      Les liens entre musique et peinture sont nés des conceptions artistiques des sociétés intellectuelles de la Grèce ancienne : ils sont déjà inscrits dans les reliefs du Sarcophage des neuf Muses et dans les chants épiques du théâtre grec d’Homère, peint ici par Auguste Leloir. 


      Sarcophage des Muses (IIe s.)

      Homère (1827) , Auguste Leloir

      La musique étant rattachée au sacré, la peinture religieuse nous offre elle aussi des exemples intéressants telle que la toile de Domenico Zampieri Sainte Cécile avec un ange tenant une partition représentant la patronne des musiciens.

      Sainte Cécile avec un ange tenant une partition (vers 1617-1618), Domenico Zampieri

      Mais on ne peut parler de musique sans évoquer l’ouïe que les peintres ont souvent associée au charme et à la séduction, comme en témoignent par exemple Orphée descendu aux enfers pour demander Eurydice de Jean Restout ou Le bouffon au luth de Franz Hals.


      Orphée descendu aux enfers pour demander Eurydice (1763), Jean Restout

      Le bouffon au luth (vers 1624-1626), Frans Hals


      Certains artistes, comme le flamand Pieter Boel dans Allégorie des vanités du monde, se sont attachés à mettre en garde contre le pouvoir du musicien et les attraits du chant. En effet, symbolisée par le luth, la musique est représentée parmi l’accumulation pyramidale d’autres objets (représentant la gloire, les pouvoirs politiques et religieux, la connaissance) surplombée par un crâne rappelant la vacuité de l’existence humaine.


      Allégorie des vanités du monde (1633), Peter Boel 


      La musique reflète également la société ; si Le Caravage dans Les musiciens met en avant sa fonction sociale, Johannes Vermeer à travers son œuvre Jeune fille jouant du virginal souligne un attribut de la bonne éducation au XVIIème siècle. 


      Les musiciens (1595), Le Caravage

      Jeune femme jouant du virginal (vers 1673-1675), Johannes Vermeer 


      Deux siècles plus tard avec Degas on se rapproche cette fois du son en tant que tel : dans L’orchestre de Paris, l’artiste nous donne à voir les musiciens de la fosse habituellement invisibles des spectateurs. Traités de manière très réaliste ceux-ci semblent être photographiés (ce qui révèle d’ailleurs l’influence de cette nouvelle technique sur le peintre). En 1964, Chagall quant à lui va offrir à la grande salle de l’opéra Garnier un plafond représentant des musiciens qui n’y ont jamais joué ainsi que ses compositeurs favoris. Cette immense fresque nous parle donc des opéras de Stravinsky, Debussy, Gluck, Verdi etc. dont les airs emplissent les murs. 

      L'orchestre de l'Opéra (vers 1870), Edgar Degas

      Plafond de l'Opéra Garnier (1964), Marc Chagall


      Kupka et le vingtième siècle renouvèlent la manière de mettre la musique en peinture. Le futurisme et l’abstraction cherchent à représenter le son, la lumière, le mouvement, la pulsation lumineuse. On peut alors voir la couleur d’un son avec Disques de Newton. Etude d’une fugue en deux couleurs de Kupka. Le peintre français Picabia dans Udnie associe la musique et la danse (et donc le son et le mouvement) ; Delaunay quant à lui avec Rythme n°1 crée l’illusion d’un mouvement, d’un rythme. 


      Disques de Newton. Etude d’une fugue en deux couleurs (1911-1912), Kupka

      Udnie (1913), Francis Picadia

      Rythme n°1 (1938), Robert Delaunay


      Plus proche de nous, le photographe Jesùs Rafael Soto immortalise, dans les photos de son installation Pénétrable sonore, le mouvement du spectateur parmi les tubes sonores.


      Pénétrable BBL Bleu (1969), Jesùs Rafael Soto


      Ces quelques exemples reflètent la richesse de cette soirée qui a montré que ces deux arts associés sont de véritables sources de plaisir ! Le prochain Mardi de l'histoire de l'art aura lieu le 12 avril et aura pour thème " Le bois en architecture ".


      Quelques propositions pour approfondir davantage le sujet :

      A écouter et voir : la tentative musicale d’Yves Klein dans Symphonie monotone-silence.




      À voir : la composition de Bernar Venet, Mur du son, créée au goudron à partir de l’enregistrement sonore des moteurs du Concorde.

      À lire ou relire : l’histoire d’Orphée et Eurydice dans les Métamorphoses d’Ovide.

      À écouter : la version musicale humoristique d'Orphée aux enfers de Jacques Offenbach.