mardi 1 août 2017

Quelques conseils de lecture pour le mois d'août

Les vacances, pour la plupart d'entre vous, doivent avoir commencé. Pour cette période propice à le lecture nous partageons avec vous quelques titres qui ont retenus notre attention :


  


" Dans Article 353 du code pénal de Tanguy Viel, Martial Kermeur, ancien ouvrier de l'arsenal de Brest, arnaqué depuis des années par un promoteur immobilier part en mer avec ce dernier et le tue. Arrêté par la police, il se retrouve devant le juge et retrace le cours des événements qui l'ont mené à commettre cet acte irréversible. Un polar social sous forme de huit-clos. Une confession-fleuve, une réflexion sur le mal en l'homme, la responsabilité individuelle et les choix moraux. Et au final la conscience d'un Juge ayant recours à l'article 353 du Code de Procédure pénale permettant d'en appeler à l'intime conviction. Un roman puissant et jubilatoire."- Fabienne

" Comme si j’étais seul de Marco Magini parle de la plus grande tragédie humaine en Europe après la Seconde Guerre mondiale. En trois jours entre 8 000 et 10 000 civils ont été tués en Bosnie. Un livre fort, très bien documenté et primé à plusieurs reprises. La force de ce roman tient dans le choix narratif de l’auteur : trois voix alternent ainsi dans une partition bien rythmée. Celle de Dirk, soldat néerlandais qui assiste à l’impuissance des casques bleus de l’ONU. Celle de Romeo Gonzalez, juge au TPI (Tribunal pénal international de La Haye), qui s’apprête à rendre son verdict un an plus tard. Et celle de Drazen, qui devient l’un des acteurs du pire massacre commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale."- Sandra

" Le titre Parties communes, ainsi que la couverture en disent suffisamment sur ce roman érotique. Seize personnes, seize voix intérieures qui donnent vie à un immeuble haussmannien. Pour ne pas se perdre dans ce nid de sexe, un plan est judicieusement présenté au début du livre. Le point fort de cet ouvrage est sûrement sa narration : tous les personnages parlent les uns à la suite des autres et l'on a donc un point de vue différent sur l’acte sexuel pour chacun d'entre eux… Le lecteur est le spectateur, et par le trou de la serrure il entre dans la vie et dans le lit de chaque personnage. Une histoire qui avance par les pensées de ceux qui la vivent." - Sandra


  


" Dans Décadence l'auteur à polémique Michel Onfray démolit tout avec humour et brio : les religions, les révolutions, les Lumières. Mais alors quoi ? N'y aurait-il que du ressentiment d'exprimé du début à la fin du livre ? Sachez que suite au tollé que cet essai a suscité, un livre a été publié en réponse par Jean-Marie Salamito, grand spécialiste du christianisme, Monsieur Onfray au pays des mythes." - Agnès D.

" Je n’avais pas encore eu l’occasion de lire Erri de Lucca un auteur italien que je souhaitais découvrir depuis longtemps. La nature exposée, roman aussi bref que puissant, ne m’a pas déçue.
On y fait connaissance d’un homme d’une soixantaine d’années, taiseux, vivant au pied des montagnes, sculpteur à ses heures perdues de bouts de bois et de racines sèches ramassés dans la nature qu’il connait comme sa poche. Il est aussi ponctuellement guide pour des hommes et femmes cherchant à passer la frontière. Altruiste, il rend l’argent du passage une fois la mission effectuée. Attisant la jalousie d’autres passeurs et médiatisé à son insu par un journaliste, il doit quitter son village et se rend au bord de la mer. Pour subvenir à ses besoins il accepte un travail méticuleux. Une mission devrais-je dire dans laquelle, en ascète, il va plonger corps et âme. L’objectif étant de restaurer la sculpture d’un christ en marbre à son état originel, à savoir retirer son pagne pour lui redonner sa nudité première. Pour ce faire il faut recréer la « nature », c'est-à dire ici le sexe du christ. Son dialogue auprès d’un curé, d’un rabbin et d’un musulman va l’aider à approcher au plus près du sacré. Le roman est parsemé de passages de toute beauté dans une prose épurée et ciselée. Certains passages abordant la théologie peuvent paraître un peu hermétiques mais l’on se laisse imprégner par la sagesse, la foi et la bonté qui se dégage de cette œuvre. J’ai eu parfois l’impression de partager un moment d’intimité qui touche à l’universel. Une belle œuvre que je recommande." - Fabienne

"J’ai découvert par hasard l'auteur Anne Berest et après avoir lu son premier roman je n’ai pu m’empêcher d’en lire un second puis un troisième. Son univers est un questionnement sur la société, sur la place des femmes, les apparences, la liberté mais aussi sur les relations familiales, les fratries. Elle a un ton libre, brut. Elle vient du théâtre : après avoir dirigé la revue les carnets du Rond-Point, elle a mis en scène au théâtre de l’Atelier avec Edouard Baer Un pedigree de Modiano. La fille de son père, son premier roman publié en 2010, se lit comme une nouvelle, d’une traite, en une heure chrono. On y croise trois sœurs, la vie, le quotidien, un trente-huitième dîner d’anniversaire durant lequel, horreur, une phrase est lancée par la future belle-mère. À cet instant précis du roman les vies basculent, chahutent et l’histoire se réinscrit à jamais différente. Dans Recherche femme parfaite, l’héroïne photographe interroge la condition féminine. Après la décompensation de sa meilleure amie si différente d’elle, elle questionne les femmes rencontrées par hasard ou non, mais aussi la société, les modes de vies, la sexualité. Elle pose également son regard sur les photos des premières femmes photographes, bien souvent oubliées, qui ont tenté elles aussi de saisir quelque chose de la féminité. Ici c'est la quête entière de l’héroïne que j'ai aimé." - Agnès R.

Agnès R., Fabienne et Sandra

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