Les Mycéliades : un Festival de S.F. du 1er au 15 février 2023 à la Médiathèque de Suresnes et au Cinéma Le Capitole


Du 1er au 15 février 2023, plus d'une cinquantaine de duos de cinémas et de médiathèques ont une mission d'ordre intergalactique : faire vivre la « science-fiction » un peu partout en France. La Médiathèque de Suresnes et le Cinéma Le Capitole composent l'un de ces duos et vous proposent un grand tour dans les étoiles à l'occasion de cette première édition du festival Les Mycéliades !

En collaboration avec l’Agence pour le Développement Régional du Cinéma (ADRC), l’association Images en bibliothèques co-organise cet hiver la première édition d’un tout nouveau festival, Les Mycéliades, qui se tiendra du 1er au 15 février 2023.
 

Associant des duos de bibliothèque / salle de cinéma, ce festival est dédié à la mise en avant de ce genre souvent mésestimé et pourtant passionnant qu’est la « science-fiction », notamment auprès du jeune public (mais pas seulement !) par le biais d’une programmation inter-média. Ce projet vise ainsi à développer à la fois l’accès au cinéma et l’accès à la lecture en dévoilant les ponts qui unissent ces deux arts dont la production de récits de S.F. est conséquente !

Et pour cette première édition des Mycéliades, la thématique est « Besoin d’espace », ce qui peut à la fois désigner notre envie irrépressible d’aller dans l’espace que la nécessité de plus en plus pressante de trouver d’autres planètes sur laquelle habiter maintenant que les besoins de l’Humanité excèdent très largement les capacités et les ressources de notre bonne vieille Terre…

C’est à partir de cette thématique que la Médiathèque de Suresnes et le Cinéma le Capitole vous ont concocté un petit programme (spatial) riches en découvertes et en sensations !


Vendredi 3 février / 20h / Cinéma le Capitole

             

C’est le Cinéma Le Capitole qui décollera en premier le vendredi 3 février avec une double-projection de cinéma de « science-fiction » à partir de 20h. Au programme : le terrifiant Alien, le huitième passager de Ridley Scott, sorti en 1979 et première pierre de la plus célèbre des franchises de « space horror », puis le formidable Total Recall de Paul Verhoeven, sorti en 1990 et adapté d’un roman de l’écrivain Philip K. Dick, à partir de 22h.

Dans le premier film, Elen Ripley (Sigourney Weaver) et son équipage d’ouvriers de l’espace sont à bord du vaisseau « Nostromo ». Dérouté lors de son trajet de retour vers la mystérieuse planète LV-426 d’où est émis un étrange signal sonore, les sept voyageurs vont y faire une découverte qui dépasse l’entendement. Et ramener par inadvertance un huitième passager particulièrement malintentionné à bord du « Nostromo »…

Le second film suit Doug Quaid (Arnold Schwarzenegger) qui s’ennuie sur Terre et qui rêve de Mars. La mystérieuse société Rekall lui propose alors d’y aller en toute sécurité par le biais d’un implant révolutionnaire qui lui fera vivre mentalement une aventure martienne minutieusement programmée. Mais tout ne va pas se passer comme prévu…


Mercredi 8 février / 16h / Médiathèque


Le mercredi 8 février à partir de 16h, c’est la Médiathèque qui se lance à son tour vers les cieux !

Toujours dans le cadre de la thématique « Besoin d’espace », l’équipe de la Médiathèque vous propose de lever (un peu) le voile sur « La mystérieuse conquête spatiale russe : Des cosmistes russes au rêve de la colonisation spatiale ». Car si tout le monde connait Neil Armstrong ou encore le programme Apollo, les noms de Iouri Gagarine, Spoutnik ou encore la chienne Laïka désignent des figures ou des objets non moins essentiels dans la course vers l’espace ! Et si la conquête spatiale américaine a depuis des décennies la primauté de la représentation (combien de films, de livres, de jouets sur le sujet ?), il ne faut pas oublier qu’elle s’est développée en réaction à une conquête spatiale soviétique aux motivations aussi expansionnistes qu’extravagantes !

Cette conquête spatiale russe s’est notamment élaborée autour des idées des « cosmistes » russes, des chercheurs-philosophes-théologiens (oui, tout cela à la fois !). Totalement inconnus en Europe occidentale, leur influence fut toutefois notable sur la société de l’URSS, au point d’influencer encore certaines décisions politiques de la Russie moderne. Leurs thèses et leurs aspirations, en particulier leur désir de vaincre la mort en parvenant à ressusciter les défunts et à atteindre l’immortalité, a motivé le pouvoir soviétique à financer un programme spatial à la hauteur de ces rêves fous. Car en effet, si plus personne ne meurt et que tout le monde revient d’entre les morts, nous allons vite être serrés sur Terre ! Une seule solution s’impose alors : coloniser les mondes d’ailleurs et étendre le modèle communiste à travers le système solaire (et au-delà !).

C’est autour du livre documentaire Lénine a marché sur la Lune : la folle histoire des cosmistes et transhumanistes russes de Michel Eltchaninoff que s’axera la valorisation de nos collections pendant les deux premières semaines de février. Car ce rêve d’étoiles et de planètes habitables a inspiré bien des pilotes, des scientifiques et des artistes à l’Est comme à l’Ouest ! Des films documentaires et de fiction autour de la conquête spatiale russe et des rêves de colonisation planétaire seront mis en avant dans l’espace vidéo au 3ème étage de la Médiathèque tandis que des romans, des bandes dessinées et des livres documentaires sur le sujet seront mis en présentation dans l’espace S.F. qui se trouve au 4ème étage dans la section des « livres adulte ».

Le 8 février à partir de 16h se tiendra également une projection dans la salle d’animation du film Gagarine – First In Space de Pavel Parkhomenko, sorti 2013, précédée d’une rapide présentation sur le cosmisme russe et comment celui-ci a modelé la conquête de l’espace par les Russes. « Blockbuster » tout à la gloire de la figure la plus illustre du programme spatial soviétique, Gagarine – First In Space fait partie de cette vague de grandes productions cinématographiques très onéreuses que les studios russes, sous l’incitation du pouvoir en place, financent afin de concurrencer Hollywood et les mythes que la Cité des Anges véhicule. Quasiment jamais distribués dans les salles françaises et rarement acquis pour le marché vidéo, ces films sont pourtant le miroir des longs métrages à gros budget américains qu’ils cherchent à concurrencer… et à copier. Le film de Parkhomenko ne déroge pas à la règle : spectaculaire, très patriotique, sans aucun doute très romancé afin de nourrir la légende de la conquête spatiale russe. Une curiosité à ne pas rater, ouverte à tous les publics et sur réservation.



Et en parallèle, une animation autour du jeu vidéo Lovers in a Dangerous Spacetime se tiendra à partir de 16h dans l’espace vidéoludique. Dans ce jeu coopératif, une équipe de 2 à 4 joueurs doit apprendre à piloter un vaisseau spatial sphérique à travers des décors remplis de dangers. Et ce n'est pas une mince affaire tant les divers instruments sont malheureusement éparpillés aux quatre coins du vaisseau ! Seules les équipes de copilotes les plus expérimentés et les mieux coordonnés parviendront à bon port... Cette animation ne se fera pas sur réservation mais sur inscription directement sur place pour des créneaux d’un quart d’heure.


Vendredi 10 février / 20h / Cinéma le Capitole


Le vendredi 10 février à 20h, le Cinéma le Capitole vous proposera enfin un tour sur la plus célèbre des planètes rouges avec une projection-débat de Seul sur Mars de Ridley Scott, sorti en 2015 et adapté du « best-seller » d’Andy Weir. Dans ce film à grand succès, une équipe d’astronautes reviennent d’un long voyage sur Mars. Tous sont endeuillés par la perte supposée d’un de leurs collègues peu avant le décollage précipité de leur navette vers la Terre. Pas de chance, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) n’est en fait pas mort et se retrouve coincé sur une planète fort inhospitalière, tout seul, à plus de 78 millions de kilomètres de chez lui. Commence alors un long périple pour tenter de survivre au jour le jour et essayer de contacter la NASA…

Le choix de ce long métrage spécifique a entre autres été motivé afin d’entrer en écho avec la thématique « L’Eau » de l’édition 2023 de « La Science se livre » qui se tiendra à la même période, le personnage principal se retrouvant sur une planète qui en est fort peu pourvue et devant se creuser les méninges pour en obtenir quotidiennement.

Cette projection sera suivie par un débat avec une planétologue de l’Agence Spatiale Européenne, qui répondra à toutes vos questions sur l’état de la recherche en exploration spatiale.


Une manière toute indiquée de finir ce périple interstellaire qui, nous l’espérons, ravira autant les amateurs de « science-fiction » que les néophytes en la matière !

Dimitri

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